Après plusieurs mois sans servir, une cheminée ne se rallume pas sans un minimum de vérifications. Nids d'oiseaux, suie accumulée, fissures invisibles : les risques d'un premier feu improvisé vont bien au-delà d'un simple désagrément.
Les points à contrôler avant d'allumer le premier feu de la saison, et pourquoi le ramonage reste une étape incontournable.
Pourquoi un contrôle s'impose avant le premier feu
Durant l'été, un conduit de cheminée inutilisé peut accumuler des débris : nids d'oiseaux, feuilles, ou simplement de la suie durcie sur les parois. Ces obstructions réduisent le tirage et peuvent provoquer un refoulement de fumée dans le logement, avec un risque d'intoxication au monoxyde de carbone.
Une fissure dans le conduit, même minime, présente également un risque d'incendie si elle est proche de matériaux combustibles comme la charpente ou l'isolation des combles.
Les points à vérifier soi-même avant d'allumer
Une inspection visuelle à la lampe torche permet de repérer un conduit visiblement obstrué ou des dépôts de suie épais sur les parois du foyer. Il faut également vérifier l'état des joints autour de l'insert ou du foyer, ainsi que l'absence de fissures apparentes sur la maçonnerie extérieure du conduit, si elle est accessible.
Le clapet ou registre de tirage doit s'ouvrir et se fermer sans forcer, et la trappe de ramonage, si elle existe, doit être accessible et en bon état.
Ce que seul un ramonage professionnel permet de vérifier
Au-delà du contrôle visuel, seul un ramonage réalisé par un professionnel certifié permet de retirer les dépôts de bistre en profondeur et de délivrer le certificat souvent exigé par les assurances habitation en cas de sinistre lié au chauffage au bois.
- Faire réaliser un ramonage au moins une fois par an, avant la saison de chauffe
- Conserver le certificat de ramonage pour l'assurance
- Ne jamais allumer un feu après un ramonage sans laisser le temps aux résidus de se stabiliser
Ce contrôle annuel, souvent négligé, reste la meilleure protection contre les feux de cheminée et les intoxications, pour un coût largement inférieur à celui d'un sinistre.